Votre or et la fonte

Comme vous l’avez certainement constaté ces derniers temps, plusieurs entreprises et même des privés vous invitent à vendre votre métal précieux au meilleur prix
voir l’émission de la TSR  « à bon entendeur » sur le sujet.

Nous vous proposons plutôt de valoriser vos biens en fabriquant un bijou unique ou vos alliances à partir de votre matière chargée d’histoire.
Le matériel complet pour la fonte (casting) des métaux précieux a été acquis par l’entreprise afin de pouvoir transformer vos vieux-oeuvres en objet précieux.

Un peu d’histoire sur cette technique millénaire

La fonte a toujours été parfaitement connue: la première méthode utilisée fut celle de la fonte dite ouverte, et on a retrouvé en mésopotamie des objets fabriqués de cette manière pendant la phase sumérienne ( environ 3500 ans avant notre ère).

Son principe était très simple: un moule de pierre ou de terre cuite était rempli de métal fondu qui, refroidi, se solidifiait en reproduisant la forme.
Le procédé était plutôt satisfaisant pour des objets plats, comme des pointes de lances, et des haches, mais quand il fallut fondre des objets à trois dimensions, les artisans durent développer la technique dite « à moule » encore utilisée aujourd’hui.
L’objet était modelé en cire et recouvert d’argile: on laissait sécher, puis on coupait à moitié et l’on enlevait la cire: la forme était alors reconstruite et remplie de métal en fusion.
Ce procédé était le plus simple pour obtenir une parfaite reproduction d’un objet modelé, mais ils étaient lourds et exigeaient l’emploi d’une grande quantité de métal.
Le recours à la fonte creuse s’imposa. cette façon de faire consistait à poser un noyau solide au centre de la forme et à couler le métal dans l’interstice entre forme et noyau.

Peu à peu, la technique de la fusion devint plus élaborée et plus précise ; on réussit à augmenter le volume du noyau sans en modifier la forme, ce qui permit de réduire encore l’interstice et d’obtenir de très faibles épaisseurs.

En règle générale le procédé le plus usité dans l’antiquité fut celui de la fonte à cire perdue, l’objet était modelé en cire et recouvert complètement d’argile sauf en un point; une fois l’argile durcie, la forme était retournée et la cire coulait à l’extérieur sous l’action de la chaleur.
Le point laissé ouvert, par où s’était écoulée la cire, servait pour injecter le métal en fusion.
Les avantages de cette méthode étaient une économie de temps dans le travail de l’objet et l’élimination des bavures de fusion (saillies inutiles qui restent sur le morceau fondu correspondant aux jonctions des différentes parties composant la forme).
Cette méthode, dont on ignore la date exacte d’invention, était probablement déjà connue du 3e millénaire avant notre ère.

Texte tiré de l’histoire du bijou par P.-A. Grether
Maître à l’école d’art appliqué de la Chaux-de-Fonds